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 les lieux les plus hantés3

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MessageSujet: les lieux les plus hantés3   Jeu 20 Mar - 13:13

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Le remake du célèbre film d’horreur "Amityville, la maison du diable" est sorti en France le 22 juin 2005. Pour fêter l’événement, la MGM a réédité en DVD Edition Collector la version originale de Stuart Rosenberg sortie en juillet 1979 avec James Brolin, Margot Kidder et Rod Steiger. Toujours intriguée par cette histoire vraie de maison hantée, l’équipe de Maison-Hantee.com a voulu dépoussiérer le mythe pour faire le point sur l’affaire, le DVD et le remake. 26 ans après, il est étonnant de constater que la formule fait encore recette même si la controverse médiatique, organisée autour du massacre des DeFeo et de la prétendue hantise vécue par les Lutz, a définitivement compromis la crédulité de l’histoire. Tragédie et canular cohabitent souvent dans les histoires de maisons hantées. Démonstration.
Le massacre des DeFeo

Dans la nuit du 13 novembre 1974, dans une maison de style colonial située au 112 Ocean Avenue, un jeune homme de 23 ans, Ronald DeFeo Jr., assassine au fusil ses parents et ses quatre frères et sœurs dans leur sommeil. Jugé en automne 1975, ce criminel reconnaît, pour sa défense, avoir été guidé par des voix surnaturelles entendues dans la maison. Mais les experts en psychiatrie le jugent mentalement sain et il répond de ses crimes par 6 inculpations de 25 ans d’emprisonnement chacune, soit la perpétuité ! En 1999, il aurait demandé sa libération conditionnelle mais elle lui a été refusée.

A la demande de l’avocat de la défense, William Weber, une enquête a lieu dans la maison afin d’y trouver une quelconque puissance capable d’avoir influencé le meurtrier. Sans doute renseigné par des spécialistes en parapsychologie, il soupçonne l’existence de champs électromagnétiques dus à des vices de forme ou à des forces telluriques avoisinantes susceptibles de saturer l’environnement en ondes nuisibles à l’équilibre des cellules et à la santé mentale de son client. Cette thèse du champ parapsychologique est avancée par un certain Hans Holzer pour justifier pourquoi aucun des membres de la famille DeFeo n’a été alerté par les coups de feu. Il inhibe les sons et affecte la perception du bruit. Mais de là à entendre des voix d’outre-tombe…

L’affaire est classée par les scientifiques qui refusent d’y voir autre chose qu’une folie meurtrière. Mais la maison étant « tâchée de sang », elle reste inoccupée pendant plusieurs mois malgré son prix attractif : « Quartier résidentiel d’Amityville. Villa style colonial hollandais, 6 chambres à coucher, 1 grand salon, 1 grande salle à manger, une véranda fermée, 3 ½ salles de bains, sous-sol fini, garage 2 voitures, piscine chauffée, et grand hangar à bateaux. Prix demandé : 80.000 dollars ».

La hantise des Lutz

Le 18 décembre 1975, un couple tout juste marié se porte acquéreur de la maison. L’agent immobilier ne cache pas le terrible passé de la demeure mais la famille y est insensible. George Lutz, 28 ans, ex-marine et homme d’affaires en charge d’une société d’arpentage, s’y installe avec son épouse Kathleen, déjà mère de trois enfants. Très croyants (2), ils demandent à un prêtre, le Père Ralph Pecoraro, de venir bénir la maison. Mais il est frappé de malaises et perçoit une voix désincarnée qui l’ordonne de partir. Cet étrange incident, d’abord assimilé à une hallucination, est le premier d’une série d’événements inexplicables.

Rapportés par les Lutz eux-mêmes dans une interview qu’ils ont accordée à la télévision History Channel dans le cadre de deux reportages consacrés à la légende d’Amityville (3), les phénomènes envahissent peu à peu leur quotidien.

Ils constatent d’énormes variations de température, la présence de l’odeur écœurante d’un vieux parfum, la formation de tâches noires sur les sanitaires et l’apparition de nuées de mouches malgré la saison hivernale.

George Lutz est tiré de son sommeil chaque nuit vers 3h15. Cauchemar ou réminiscence du massacre des DeFeo qui eut lieu à cette heure ?

Enfin, Mélissa, la cadette, évoque à plusieurs reprises de la présence d’une « amie » du nom de Jodie qui se manifeste à elle en lui assurant qu’elle « resterait toujours dans la maison ». Imagination infantile ou expression du démon ?

Le temps fort de ces manifestations reste la découverte dans la cave d’un réduit qui ne figure sur aucun plan. Même le labrador noir Harry refuse d’approcher cette pièce malodorante aux murs peints en rouge…

Sans céder trop facilement à la panique, les Lutz tentent de se raisonner mais la vie dans cette maison devient vite impossible. Ils ne dorment plus les nuits et sont sans cesse sur leurs gardes, à l’affût d’une agression sous quelque forme que ce soit. Une amie des Lutz, Francine, douée d’un pouvoir de clairvoyance, détecte la présence d’esprits de personnes âgées ayant habité cette maison. Elle découvre également que la maison est bâtie sur un ancien cimetière. Un début d’explication ?

Epuisés dans leur lutte contre des forces invisibles, ils capitulent. La nuit du 14 janvier 1976 dont le souvenir leur fait encore horreur, ils prennent la fuite. A l’exception d’un coffre en cèdre contenant des photos des enfants bébés, ils abandonnent tous leurs biens et perdent beaucoup d’argent. Contrairement à d’autres…

La controverse parapsychologique

Dès lors, l’affaire éclate et attire l’attention des journalistes et des parapsychologues dont les motivations, souvent floues, vont trouver un retentissement médiatique sans précédent.

Les démarches entreprises par l’avocat William Weber pour trouver des preuves de hantise sèment le trouble. Ne cherche-t-il pas à authentifier les mésaventures des Lutz au bénéfice de son client, Ronald DeFeo Jr., qu’il reconnait avoir été sous influence lors du meurtre ? Dans ce cas, pourquoi nie-t-il encore aujourd’hui avoir contacté le parapsychologue Hans Holzer en 1977 pour enquêter dans la maison d’Amityville ? Ce dernier défendait la thèse de la possession par une force malfaisante.

D’après ses investigations, le terrain sur lequel est bâtie la maison fut autrefois un site de détention utilisé par les indiens Montauketts, premiers colons de la région, pour parquer leurs malades mentaux, la maladie mentale étant attribuée à l’action du démon. Plus tard, un sorcier de Salem du nom de John Ketcham, chassé du Massachussetts au 17ème siècle, vint y trouver refuge pour rendre un culte au Diable. Or, un corps a été exhumé au début du 20ème siècle à l’emplacement de la propriété. Le cadavre de John Ketcham ou celui d’un chef indien ? Quel qu’il soit, la force qui se manifeste à Amityville lui serait attribuée !

Chose étrange : outre Ronald DeFeo Jr. qu’elle aurait poussé au crime, cette force n’a eu plus aucun effet après les Lutz. Pourquoi ? D’après eux, comme ils pratiquaient la méditation transcendantale à leur arrivée à Amityville, ils auraient été une cible plus sensible car leur âme aurait été ouverte à l’expression de cette force.

Surnaturelle ou non, cette force a donc fait l’objet d’une étude minutieuse par de nombreux spécialistes de la parapsychologie.

Tout d’abord, le Dr Stephen Kaplan, fondateur de l’Institut Américain de Parapsychologie de Long Island, lance ses investigations au 112 Ocean Avenue. Mais elles sont interrompues par les Lutz qui ne trouvent pas sérieux le titre de vampirologue sur sa carte de visite. Vraisemblablement vexé, Kaplan consacrera vingt années de travail pour dénoncer une habile mystification orchestrée par les Lutz à des fins commerciales. Ironie du sort, il décède d’un arrêt cardiaque quelques semaines avant la publication de « The Amityville Horror Conspiracy ».

Après le renvoi de Kaplan, une jeune stagiaire de la télévision locale, Laura DiDio, gagne la confiance des Lutz et leur présente les époux Warren le 24 février 1976. Ces démonologues de renom détectent une présence peu ordinaire dans la maison, différente des histoires habituelles de fantômes. Dans la cave, à proximité de la fameuse « pièce rouge », Ed Warren se sent oppressé, comme écrasé par des trombes d’eau ou piqué par des décharges électrostatiques.

Le 6 mars 1976, les Warren organisent une nouvelle séance d’étude avec des médiums. Des reporters de la chaine newyorkaise Channel 5 filment leurs expériences. Plusieurs malaises se produisent mais laissent les journalistes dubitatifs. Avis partagés : rien de scientifique n’est réellement prouvé ! Ce qui pousse Ed Warren à déclarer dans une interview (3) : « Pour le convaincu, aucune preuve n’est nécessaire. Pour l’athée et le sceptique, aucune preuve n’est possible ». Echec de la « commission Warren ». On retient pourtant de leur intervention une question pertinente : Comment peut-on vivre dans une maison qui a connu le meurtre, la malédiction et le harcèlement moral ? Il s’est forcément passé quelque chose…

Ondes de choc

En 1977, les Lutz, sous contrat commercial, se confient au journaliste Jay Anson qui tire un livre de leur récit. « The Amityville Horror » devient rapidement un best-seller attirant des centaines de fans à Amityville. Ce qui n’est pas du goût des nouveaux propriétaires, Jim et Barbara Cromarty qui intentent un procès contre Anson et les Lutz pour violation de vie privée. Ils obtiennent gain de cause et touchent un dédommagement. Ce qui est bien peu de choses par rapport à ce qui les attend…

En effet, deux ans après, une adaptation cinématographique du livre de Anson sort en salles le 27 juillet 1979. Réalisé par Stuart Rosenberg, le film devient rapidement un blockbuster au point que les Cromarty sont condamnés à quitter leur maison envahie par des hordes de curieux qui n’hésitent même plus à sonner chez eux dans l’espoir d’être le témoin d’un phénomène paranormal. Pourtant, Barbara Cromarty n’a cessé de clamer à la presse que la maison était charmante !

D’après le making-of du film (4), les acteurs n’ont pas beaucoup cru au récit des Lutz. Selon James Brolin qui interprète George Lutz, les enfants avaient des réponses toutes faites aux questions qu’on leur posait, comme s’ils les avaient apprises par cœur. En outre, comment distinguer le vrai du faux dans le récit d’un homme qui fut un excellent commercial ? Quant à Margot Kidder (Kathy Lutz), elle avoue que les auteurs entretenaient le doute sur la véracité de l’affaire pour servir leur promotion. Seul Rod Steiger semble s’être beaucoup investi dans son rôle de prêtre et accordait foi dans la hantise d’Amityville pour servir au mieux les intérêts de son personnage. Un signe de conscience professionnelle ?

Pour promouvoir le livre et le film, les experts en marketing n’ont pas manqué d’imagination comme en témoignent les spots radio diffusés à l’époque pour annoncer la sortie du film (4). Le tabloïd Star a même réussi à faire passer aux Lutz le test du détecteur de mensonges… avec succès ! Le Père Pecoraro qui avait tenté de bénir la maison a réaffirmé sous serment avoir entendu une voix lui intimant l’ordre de partir ! Une allégation qui suffit amplement à alimenter les fantasmes.

Plus dramatiques, d’étranges événements ont entouré l’écriture du livre de Jay Anson. Plusieurs personnes en contact avec le manuscrit auraient été victimes d’accidents de voiture ou d’incendies parfois mortels. Même le décès brutal de l’auteur, mort d’une crise cardiaque à 59 ans après la parution de son second livre « 666 » (le chiffre de la bête !), a eu sa part de mystère…

L’histoire d’Amityville est devenue une histoire de gros sous ! Les Lutz ont touché 250 000 $ pour les droits du livre et 160 000 $ pour ceux du film. William Weber, l’avocat de DeFeo, a réclamé 2 millions de dollars aux Lutz pour vol d’idées, lors de la sortie du film. Le livre de Jay Anson a fait l’objet de 13 éditions et 10 millions d’exemplaires vendus. La presse a multiplié les ventes de ses magazines consacrés à l’affaire. Les producteurs se sont frotté les mains face aux 80 millions de dollars récoltés par le film. Les revenus générés par cette histoire de maison hantée font encore tourner la tête.

Or, 26 ans après, une nouvelle adaptation cinématographique est annoncée. D’après leurs auteurs, cette version, esthétiquement plus forte, sera plus fidèle au roman original. Encore une histoire d’argent ?
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