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 La Bête du Gevaudan

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MessageSujet: La Bête du Gevaudan   Mar 15 Avr - 15:17

L'Histoire

En juin 1764, deux enfants étaient dévorés près de Langogne ;
enjuillet, une fille de 14 ans aux Habats, prèsde Saint-Etienne-de-Lugdarès.
En août, une fille de 15 ans était dévorée àPuy-Laurent, puis les attaques contre les personnes, les femmes et les enfants de préférence, continuèrent.

On les attribua non plus à des loups - cela était hélas fréquent en ces temps - mais à un animal fantastique, véritable fléau de l'humanité, la Bête du Gévaudan.

Pendant deux ans, 92 victimes furent à déplorer. Les pouvoirs publics s 'émurent de la situation, les paysans n'osaient plus, dans la Margeride et les Hauts-Plateaux du Gévaudan, aller aux champs, les routes étaient désertes.
Le roi Louis XV Iui-même envoya ses meilleurs limiers, et son lieutenant des chasses Antoine de Beauterne. Le 20 septembre 1765, après plus d'un an de battues incessantes, de chasses à courre où tous les gentilshommes de la contrée donnaient le meilleur d'eux-mêmes, Antoine crut avoir tué la bête.

On fit l'autopsie de l'animal Antoine fils fut chargé de présenter au roi sa dépouille qui fut empaillée.
Les chirurgiens assurèrent qu'il s'agissait d'un loup carnassier, sa mâchoire avait une rangée de 40 dents, tandis que les loups n'en possèdent que 26 ; ses côtes étaient disposées de façon que l'animal avait la faculté de se plier de la tête à la queue.
Ses yeux étaient si étincelants qu'il n'était guère possible d'en soutenir le regard... en un mot, son aspect était celui d'une bête terrible. Antoine de Beauterne reçut 1000 livres de pension avec la croix de Saint-Louis, son fils obtint le commandement d'une compagnie de cavalerie ; de plus, il se promena de place en place en montrant le monstre, ce qui lui rapporta 200 000 livres de revenu.

Hélas, il fallut bien déchanter : à Paulhac, le 10 décembre, un jeune homme était blessé. Le monstre n'était pas mort !
On continua de plus belle les chasses et battues ; on inventa des pièges à loup, on empoisonna des appâts ; des loups furent tués en grand nombre, mais la Bête courait toujours, venant même jusqu'aux abords de Mende, au Pailhou, entre Rieutort et Le Chastel.
Enfin le 19 juin 1767, lors d'une battue organisée par le Marquis d'Apchier, Jean Chastel eut la chance de tuer le terrible animal, près de Saugues.
La joie fut grande ; tout le monde voulut voir la Bête ; un chirurgien de Saugues., "Pegranie", fut chargé d'embaumer l'animal mais il se contenta de le fourrer de paille. Quand la dépouille fut à Paris, elle était dans un tel état de putréfaction qu'il fallut l'enterrer. Monsieur de Buffon l'examina et reconnut que c'était un gros loup...

A. André "La
Bête du Gévaudan" Mende, Chaptal , 1931
et F. Fabre "La Bête du Gévaudan", Paris, 1930,
Voir aussi Revue du Gévaudan n° 4, 1958.

La Légende
Du vivant de la Bête. - Les nombreux massacres qui chaque jour s'accumulaient firent une énorme impression. Furent-ils dus à un seul carnassier, ou au contraire à des bandes de loups féroces, dont le pays était alors infesté ? On a toujours pensé dans le pays qu'ils étaient dus à un seul monstre, la Bête du Gévaudan.
Pour les uns, c'était le produit d'une louve et d'un lévrier ; on le disait enragé. Pour d'autres, c'était une hyène échappée d'une ménagerie de la foire de Beaucaire ou encore quelque gros singe, et cela avec d'autant plus de fondement que quand cet animal passe quelque rivière il se redresse sur ses deux jambes de derrière et gaye comme une personne pourvu qu'il ne soit pas pressé.
Ceux qui prétendaient l'avoir vu disaient : "Cet animal est de la taille d'un jeune veau, il a les pattes aussi fortes que celles d'un ours, avec six griffes, chacune de la longueur d'un doigt, la gueule extrêmement large, le poitrail très fort, le corps aussi long que celui d'un léopard, la queue grosse, le poil de la tête noirâtre, les yeux de la grosseur de ceux d'un veau et étincelants, les oreilles droites et courtes comme celles d'un loup, le poil du ventre blanchâtre, celui du corps rouge avec une raie noire, large de quatre doigts, depuis le cou jusqu a la naissance de la queue".

Dans les rapports officiels il est une hyène, un léopard, et toujours un monstre...
Ceux qui ne l'avaient point rencontré, comme ceux qui le prétendaient, en firent un animal fantastique. Madame de la Rouvière, veuve d'Abraham Méjean, notait dans son livre deraison - Madame de la Rouvière habitait Bédouès, donc dans une région où la Bête ne vint point - " Dans le mois de juillet 1764, il a paru dans les montagnes de Langogne... "une bête sauvage comme un âne, qui a mangé plusieurs femmes et enfants, con nomme yène ou pantère et con ne peut tuer aiant le poil sy épeis qui rejette la balle ; elle seigne au col les personnes, suce le sanc et mange la chair". . -
Et plus loin, heureuse de la nouvelle qu on vient de lui apprendre quand le marquis d'Apcher eût tué cette bête sauvage, elle ajoute "Cette bête dévore les chrétiens petis et grans, suscet le sanc et manget la chair.... elle a duré trois ans et dévoré plus de cent personnes ; on l'a salé et porté au roi Louis XV. Elle avet deux rens de dens, un ren comme celles d'un cheval et l'autre comme celles d'un chien, les oreilles petites, les griffes comme des cros... les yeux comme flame de feu rouge, grosse comme un gros chien et la femelle est petite qui urle et l'apele dans les désers... "

Archives départ. Lozère.

Des complaintes furent colportées dans tout le pays de France et hors des frontières. Estampes, gravures, lithographies représentant la Bête circulèrent dans tout le pays. Chacun voyait en elle un animal fantastique, mais ainsi que le fait remarquer F. Fabre, la représentation qui prima toutes les autres fut celle de la Hyène, animal exotique peu connu encore, qu'on supposait même posséder des facultés de transformations physiques importantes comme celle de changer de sexe, selon les besoins.
La céramique elle-même fut un agent de véhiculation de la légende. On fit des assiettes ayant pour thème les chasses de la Bête du Gévaudan, ou la Bête elle-même. On fabriqua des étains avec décor gravé, même jusqu'à Strasbourg où L. Woerlhing, potier d'étain, représentait la bête.
Après sa mort, et jusqu'à nos jours, la Bête du Gévaudan fut l'objet d'une abondante littérature. Il n'est pour s'en rendre compte qu'à se reporter à l'ouvrage précité de F. Fabre.

La légende continue à s'amplifier. En Lozère, dans les Montagnes de la Margeride, elle a même éclipsé semble-t-il des légendes plus anciennes, en particulier celle du Drac. Tout ce qui était du génie malfaisant s'est cristallisé autour de la "Bestio del Gebaudan".
Les esprits critiques ont essayé de l'expliquer. On a dit qu'il s'agissait peut-être d'un vampire, d'autres diront qu'on a prêté à un seul animal les méfaits de bandes de loups. G. Ménatory
En juillet 1958, la municipalité de Marvejols a fait édifier, place des Cordeliers, une statue de la Bête du Gévaudan. oeuvre de M. E. Auricoste.

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