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 légendes et histoires

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MessageSujet: légendes et histoires   Mar 15 Avr - 15:10



Légendes et histoire


La Légende de Saint-PrivatAutour d'un fait historique, autour d'un personnage réel une légende est née...
Les actes de cet être ont été amplifiés son champ d'actions a été déformé à tel point qu'il est presque impossible d'en reconnaître le bien-fondé et le déroulement chronologique; l'imagination populaire a déformé, telle une loupe, le véritable cours de l'histoire ; et celle-ci est une chose, la légende qui s'appuie sur elle une toute autre chose.

Cette pénétration est particulièrement intense dans ce qu' il est convenu d'appeler les légendes hagiographiques, qui chantent la vie et le martyre ou la mort des saints de notre primi tive église du Gévaudan. Là, pendant trois siècles au moins l'histoire confine à la légende car la tradition orale fut seule à conserver vivante la mémoire du premier évêque de Gévaudan, Saint Privat.

L'histoire. - Saint Privat vivait, selon la majeure partie des érudits locaux, au IIIe siècle. Il subit le martyre à la fin de ce siècle lors de l'invasion des Alamans aux ordres de Chrocus à Mende et sur son tombeau s'éleva une église. Sa sépulture et l'endroit où il se retirait pour prier devinrent des lieux de pèlerinage.


La légende. - Les Barbares le découvrirent en prières et n'ayant pu obtenir du héros chrétien qu'il sacrifiât à leurs idoles, ils l'arrachèrent à la croix qu'il avait embrassée, et l'attachant dans un tonneau garni de fers tranchants, l'abandonnèrent à la pente du rocher. Le tonneau roula en bondissant et alla s'arrêter dans les ronces qui bordaient pied de la montagne.
Au pied du rocher de l'ermitage de Saint-Privat, il y avait une fontaine d'huile d'olive de première qualité. Elle était exclusivement réservée pour les gens pauvres qui dans temps-là ne se faisaient faute ni de salades ni de fritures. Mais voilà que les riches s'avisèrent de vouloir faire leur cuisine aux dépens de la canaille, c'est-à-dire d'aller puiser de l'huile à la fontaine et dès lors la source se tarit et ne donna plus rien à personne




Légendes et histoire



La Légende et Sainte-Enimie
L'histoire.
De sang royal, Enimie,
sœur du roi Dagobert, atteinte par la lèpre vint en Gévaudan, sur ordre de Dieu, pour être guérie. Après être allée aux bains renommés de Bagnols, en vain, elle est conduite à Burle et guérie. Elle veut repartir, mais la lèpre la reprend. Guérie par un nouveau bain elle repart. Désespérée par une nouvelle atteinte du mal elle retourne à la source miraculeuse, est guérie, fonde un monastère, et meurt dans la prière et le recueillement. Autour de son tombeau, s'éleva le bourg de Sainte-Enimie
La Légende.
Un troubadour du XIIIme siècle, Bertran de Marseille, a chanté, en langue provençale, les miracles et la vie de Sainte Enimie. La légende essaie d'associer la vie de la Sainte aux accidents naturels du pays, à ses monuments et à ses noms de lieux

... Quand elle eut ainsi réfléchi et qu'on eut un peu plus avancé, le mal l'a reprise une autre fois, et l'a toute brûlée. Là encore en cet endroit, où elle fut toute brûlée par le mal, il y a deux villages dont l'un s'appelle Branède à cause de cette brûlure. Là même sur la route où elle se mit à réfléchir est un autre village qu'on nomme Pessade, car là elle réfléchit. Denhas, Branède et Pessade sont trois villages sur la route, dans un parcours de demie-lieu ; quiconque y passe peut le savoir, Pessade est entre les deux villages de Branède et de Denhas".



Voici une de ses manifestations à Ste Enimie

Le Drac
Nous sommes en plein merveilleux, et la croyance au Drac, Dracounet est très répandue.

Esprit malin, rusé, ennemi de l'humanité, il s'apparente dans bien des circonstances à Gripet, le Diable...

Le Drac au Pas-de-SouciSainte Enimie s'était établie à Burle dans une région jusque-là païenne. Drac ou Satan en était fort contrarié et, souvent, se servant des avens dont est parsemé le Causse pour sortir de l'Enfer, il venait persécuter les nonnes du monastère fondé par la Sainte.
Enimie, comprenant d'où venait le désordre, obtint de Dieu le pouvoir d'enchaîner Ie démon s'il s'introduisait au couvent. Surpris un jour, Drac s'échappa pourtant et se mit à fuir le long du Tarn. La sainte se lança à sa poursuite à travers ces affreux rochers. Elle fut longue et fatiguante cette course.

Au cirque des Baumes, Saint Ilère était dans sa grotte en prière, le diable se fit petit en passant sous cette retraite et le saint était plongé dans une telle oraison qu'il ne vit rien. Haletante et épuisée, Enimie s'arrêta. Le démon lui échappait, car il touchait au gouffre du Tarn et allait y plonger pour gagner de là ses enfers. Elle s 'écria : "A mon secours, montagne arrête-le ". Tous les énormes rochers s'élancent alors sur l'ennemi. Très fort et très leste, le démon subit sans s'arrêter l'avalanche des menus rocs. Son pied touchait déjà le bord du gouffre quand l'effroyable masse de la Sourde lui tomba dessus. La roche Aiguille, gênée dans sa descente par sa grande taille, était encore à mi-montagne : "As.tu besoin de moi, ma sœur, cria--t-elle à la Sourde?" "C'est inutile, je le tiens bien ! ".
La sainte vit le diable pris ; elle fit un geste et tous ces rocs s'arrêtèrent dans le moment, gardant leur position. Drac put se dégager et regagner son ténébreux royaume malgré le poids énorme de la Sourde. Dans sa rage impuissante, il griffa la base du rocher et depuis lors - jusqu'à une inondation de 1875 - sa main sanglante est restée empreinte sur la pierre.



Légendes et Pèlerinages


Notre-Dame-de-Quézac

Il y 'avait à Quézac un pèlerinage renommé à la Vierge. Il existe toujours aujourd'hui pour tout le diocèse le jour de la Nativité de la Vierge, 8 septembre.
L'origine de cette dévotion est miraculeuse : "Dans la première partie du onzième siècle vivait à Quézac un agriculteur du nom de Jacques Deleuze. Un jour qu'il labourait son champ il n'est pas peu surpris de voir tout à coup ses bœufs s'arrêter et refuser obstinément d'avancer.Il les ramène en arrière, leur fait tracer un nouveau sillon.Arrivés au même point, encore les bœufs s'arrêtent et rien ne peut les faire aller plus avant.

Jaques, frappé de cet événement en parla au curé et aux notables. On décida de creuser le sol au lieu marqué, ce qui amena la découverte d'une statue de la Très Sainte-Vierge. L'image fut aussitôt portee à l'église paroissiale mais le lendemain la statue n'y était plus.
Elle était retournée à l'endroit même où on l'avait découverte la veille... Marie voulait être honorée au lieu de découverte. On y bâtit l'église sous le vocable de la Nativité de la Vierge....".

Abbé Solanet "Histoire de Notre-Dame de Quézac", Mende, Pauc 1903

.
Au lac Saint-Andeol

-Jusqu'au milieu du siècle dernier, le lac Saint-Andéol fut l'objet d'un culte superstitieux que signalait déjà au VI me siècle de notre ère Grégoire de Tours.
Les foules s'y rendaient en masse le jour de la Sainte-Epine - deuxième dimanche de juillet - et jetaient, dans les eaux du lac pour apaiser les dieux du lac et préserver leurs récoltes de la grêle, des objets précieux ou des produits de la terre.


".. Sur une montagne du territoire gabalitain du nom d'Hélanus est un grand lac où à une époque déterminé une multitude de campagnards sous forme de libations au lac offrent du linge, des pans d'étoffe en usage pour les costumes d'homme ; quelques-uns y jettent des toisons de laine ; un grand nombre de gâteaux de cire ou du pain et chacun selon ses facultés des pièces de monnaie. - -

Ils arrivaient sur des chars portant avec eux leur breuvage et leur nourriture, égorgeaient des animaux et leur festin durait trois jours. Au quatrième, quand ils se disposaient à partir, éclatait une tempête accompagnée de tonnerres et de violents éclairs et, telle était la violence de la pluie et de la grêle de pierres qui tombaient sur eux, qu'à grand peine chacun estimait y pouvoir échapper.
Ce fait se renouvelait tous. les ans... Ces excès se perpétuaient depuis de longs siècles... "

Abbé

Solanet "Vie de Saint Hilaire, évêque de Mende", Semaine Relig., 1903. U. Pontier, Lozère Nouvelle, 7-21 août 1960[/size]


Malgré les exhortations de l'évêque de Mende Hilaire qui éleva une chapelle en ce lieu à l'honneur d'Hilaire de Poitiers, le peuple converti au christianisme n'en continua pas moins pendant plus de treize siècles à se rendre aux bords du lac.
On disait que le lac Saint-Andéol attirait les orages et la grêle (*), et qu'en jetant ce qu'on avait de plus précieux dans ses eaux on atténuait son influence néfaste-

* Th. Roussel "Projet d'enquête sur la gréle dans la Lozère et de l'influence présumée des lacs d'Aubrac, en particulier du lac Saint-Andéolin Bull. Soc. Loz., 1858, pp. 276-289


Légendes médiévales





Castelbouc

Le Père Louvreleul cite au début du 18 me siècle dans ses " Mémoires historiques sur le pays de Gévaudan " Castelbouc parmi les sept merveilles du Gévaudan, grâce à une vaste grotte au milieu d'une chaîne d'autres rochers, dont on fit un four si grand et si vaste "qu'avant qu'on en ait fait le tour, le pain qu'on y met est déjà cuit"Une autre version de l'histoire, bien plus marrante est celle du poète Louis Jourdan qui a embelli cette légende dans son petit recueil "Aux Gorges du Tarn" (Paris, Lemerre, 1894).
Pour un poète, la légende était facile à construire,
Castelbouc : château du bouc.

"Alors tous s'en allaient : rois, évêques, barons
Gueux des communes, serfs de la glêbe, larrons
Malandrins, tous, la Croix Blanche entre les épaules Pêle-mêle...

Seul du haut de sa tour qu'un grand roc dresse anxieux
Surplombant au-dessus d'une bourgade agreste
Quand la troupe passa Raymond *cria "je reste"...
Moi le haubert m'étouffe et le casque m 'assomme...

Une honte le prit d'être inutile, seul
En son castel ainsi qu'un ours en sa tanière
Et le cœur débordant de sève printanière
Il descendit au bourg tapi sous le rocher
Or les femmes voyant leur seigneur approcher
L'entourèrent disant "Ah ! que tristes nous sommes
Filles sans nos galants, épouses sans nos hommes
Que mornes sont les jours, que longue sont les nuits !"

Le cœur du banneret mollit comme une cire...
Oui dit-il de vos maux je connais le remède
Je vous consolerai toutes si le ciel m'aide...
Et le Castel passa lieu de pèlerinage......

Une vieille lui dit : "Cela finira mal
A l'user de la sorte on crève l'animal I .."

- O Vieille, fit Raymond, à peine le festin
Commence et tu voudrais que je lève la table?...

Mais la meilleure chose est de peu de durée
Et ce régal trop court ne fut qu'une curée
Où la femme croqua jusqu'au dernier lambeau...
Pauvre Raymond ! Un soir hélas, comme un flambeau
Qui jette en expirant une plus vive flamme,
Dans un effort suprême et doux, il rendit l'âme.

Son cadavre fut mis en terre sans le prêtre.
Et la vieille conta qu'elle avait vu paraître
La nuit suivante, sur le roc où le manoir
S'élève, un animal étrange, velu, noir
Un grand bouc qui poussait des bêlements infâmes
Dardait vers la bourgade où reposaient les femmes
L'éclat de son regard fixe et concupiscent...
Et la vieille ajouta : "C'est l'âme de Raymond"...

Depuis lors on entend, la nuit, sur ces sommets
Où le donjon crevé porte au front des ramures,
Un bêlement suivi par d'étranges murmures.
Et les veuves, songeant aux veuves de jadis,
Se signent et tout bas disent : "De profundis".


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