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 Lenore .

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MessageSujet: Lenore .   Jeu 2 Oct - 15:16

Copier/coller de mon blog!

Lenore .


Lenore est , comme les Living Dead Dolls , une morte vivante de BD . Odieuse petite fille qui tue ses camarades par " mégarde " et torture ses jouets , elle est l ' hilarante héroïne d ' une série de Comics qui portent son nom , signés Roman Dirge , illustrateur de renom dans le genre " spooky " ( traduire : qui donne la chaire de poule ) , que l ' on retrouve entre autres chez le célèbre éditeur alternatif Slave Labor Graphics . Devenue une figure du milieu Gothique , Lenore se décline aussi bien en porte - clés qu ' en sacs .

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horrorpheliac

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MessageSujet: Re: Lenore .   Jeu 2 Oct - 15:18

elle est mimi lenore
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Tantale

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MessageSujet: Re: Lenore .   Dim 21 Déc - 13:58

AAAAaaargh... vous avez réussi à me tuer là...C'est un massacre du Sturm Und Drang là ^^. Lenore est bien plus qu'une poupée, c'est un symbole tirée d'un conte de Gottfried August Bürger, l'un des plus grands représantant du Sturm und Drang au XVIIIème siècle. C'est en effet une histoire assez macabre mais tellement belle à la fois! Je vous la met de suite :

LÉNORE


Lénore se lève au point du jour, elle échappe à de
tristes rêves : « Wilhelm, mon époux ! es-tu mort ? es-tu parjure ?
Tarderas-tu long-temps encore ? » Le soir même de ses noces il était
parti pour la bataille de Prague, à la suite du roi Frédéric, et
n'avait depuis donné aucune nouvelle de sa santé.

Mais le roi et
l'impératrice, las de leurs querelles sanglantes, s'apaisant peu à peu,
conclurent enfin la paix ; et cling ! et clang ! au son des fanfares et
des timbales, chaque armée, se couronnant de joyeux feuillages,
retourna dans ses foyers.

Et partout et sans cesse, sur les
chemins, sur les ponts, jeunes et vieux, fourmillaient à leur
rencontre. « Dieu soit loué ! » s'écriaient maint enfant, mainte
épouse. « Sois le bien venu ! » s'écriait mainte fiancée. Mais, hélas !
Lénore seule attendait en vain le baiser du retour.

Elle
parcourt les rangs dans tous les sens ; partout elle interroge. De tous
ceux qui sont revenus, aucun ne peut lui donner de nouvelles de son
époux bien aimé. Les voilà déjà loin : alors, arrachant ses cheveux ,
elle se jette à terre et s'y roule avec délire.

Sa mère accourt
: « Ah ! Dieu t'assiste ! Qu'est-ce donc, ma pauvre enfant ? » et elle
la serre dans ses bras. « Oh ! ma mère, ma mère, il est mort ! mort !
que périsse le monde et tout ! Dieu n'a point de pitié ! Malheur !
malheur à moi !

— » Dieu nous aide et nous fasse grâce ! Ma
fille, implore notre père : ce qu'il fait est bien fait, et jamais il
ne nous refuse son secours. — Oh ! ma mère, ma mère ! vous vous trompez
Dieu m'a abandonnée : à quoi m'ont servi mes prières ? à quoi me
serviront-elles ?

— » Mon Dieu ! ayez pitié de nous ! Celui qui
connait le père sait bien qu'il n'abandonne pas ses enfants : le
Très-Saint-Sacrement calmera toutes tes peines! — Oh ! ma mère, ma mère
!.... Aucun sacrement ne peut rendre la vie aux morts !.....

— »
Mon Dieu ! ayez pitié de nous. N'entrez point en jugement avec ma
pauvre enfant ; elle ne sait pas la valeur de ses paroles..... ne les
lui comptez pas pour des péchés ! Ma fille, oublie les chagrins de la
terre ; pense à Dieu et au bonheur céleste ; car il te reste un époux
dans le ciel !

— » Oh ! ma mère , qu'est-ce que le bonheur ? Ma
mère, qu'est-ce que l'enfer ?..... Le bonheur est avec Wilhelm, et
l'enfer sans lui ! Éteins-toi, flambeau de ma vie, éteins-toi dans
l'horreur des ténèbres ! Dieu n'a point de pitié.... Oh ! malheureuse
que je suis ! »

Ainsi le fougueux désespoir déchirait son cœur
et son âme, et lui faisait insulter à la providence de Dieu. Elle se
meurtrit le sein, elle se tordit les bras jusqu'au coucher du soleil,
jusqu'à l'heure où les étoiles dorées glissent sur la voûte des cieux.

Mais
au dehors quel bruit se fait entendre ? Trap ! trap ! trap !..... C'est
comme le pas d'un cheval. Et puis il semble qu'un cavalier en descende
avec un cliquetis d'armures ; il monte les degrés.... Écoutez ! écoutez
!... La sonnette a tinté doucement... Klinglingling ! et, à travers la
porte, une douce voix parle ainsi :

— » Holà ! holà ! ouvre-moi,
mon enfant ! Veilles-tu ? ou dors-tu ? Es-tu dans la joie ou dans les
pleurs ? — Ah ! Wilhelm ! c'est donc toi ! si tard dans la nuit !... Je
veillais et je pleurais..... Hélas ! j'ai cruellement souffert.... D'où
viens-tu donc sur ton cheval ?

— » Nous ne montons à cheval qu'à
minuit; et j'arrive du fond de la Bohême : c'est pourquoi je suis venu
tard, pour te remmener avec moi. — Ah! Wilhelm, entre ici d'abord ; car
j'entends le vent siffler dans la forêt.....

— » Laisse le vent
siffler dans la forêt, enfant ; qu'importe que le vent siffle. Le
cheval gratte la terre, les éperons résonnent ; je ne puis pas rester
ici. Viens, Lénore, chausse-toi, saute en croupe sur mon cheval ; car
nous avons cent lieues à faire pour atteindre à notre demeure.


» Hélas ! comment veux-tu que nous fassions aujourd'hui cent lieues,
pour atteindre à notre demeure ? Écoute ! la cloche de minuit vibre
encore. — Tiens ! tiens ! comme la lune brille !.... Nous et les morts,
nous allons vite ; je gage que je t'y conduirai aujourd'hui même.

— Dis-moi donc où est ta demeure ?

Y
a-t-il place pour moi ? — Pour nous deux. Viens, Lénore, saute en
croupe : le banquet de noces est préparé, et les conviés nous
attendent. »

La jeune fille se chausse, s'élance, saute en
croupe sur le cheval ; et puis en avant ; hop ! hop ! hop ! Ainsi
retentit le galop.... Cheval et cavalier respiraient à peine ; et, sous
leurs pas, les cailloux étincelaient.

Oh ! comme à droite, à
gauche, s'envolaient à leur passage, les prés, les bois et les
campagnes ; comme sous eux les ponts retentissaient ! « — A-t-elle
peur, ma mie ? La lune brille..... Hurra ! les morts vont vite.
A-t-elle peur des morts ? — Non..... Mais laisse les morts en paix !

»
Qu'est-ce donc là-bas que ce bruit et ces chants ? Où volent ces nuées
de corbeaux ? Écoute..... c'est le bruit d'une cloche ; ce sont les
chants des funérailles : « Nous avons un mort à ensevelir. » Et le
convoi s'approche accompagné de chants qui semblent les rauques accents
des hôtes des marécages.

― » Après minuit vous ensevelirez ce
corps avec tout votre concert de plaintes et de chants sinistres : moi,
je conduis mon épousée, et je vous invite au banquet de mes noces.
Viens, chantre, avance avec le chœur, et nous entonne l'hymne du
mariage. Viens, prêtre, tu nous béniras.

Plaintes et chants ,
tout a cessé..... la bière a disparu..... Sensible à son invitation ,
voilà le convoi qui les suit..... Hurra ! hurra ! Il serre le cheval de
près, et puis en avant ! Hop ! hop ! hop ! ainsi retentit le galop.....
Cheval et cavalier respiraient à peine, et sous leurs pas les cailloux
étin- celaient.

Oh! comme à droite, à gauche s'envolaient à leur
passage les prés, les bois et les campagnes. Et comme à gauche, à
droite, s'envolaient les villages, les bourgs et les villes. — «
A-t-elle peur, ma mie ? La lune brille Hurra! les morts vont vite.....
A-t-elle peur des morts ? — Ah ! laisse donc les morts en paix.


» Tiens ! tiens ! vois-tu s'agiter, auprès de ces potences, des
fantômes aériens, que la lune argente et rend visibles ? Ils dansent
autour de la roue. Çà ! coquins, approchez ; qu'on me suive et qu'on
danse le bal des noces..... Nous allons au banquet joyeux. »

Husch
! husch ! husch ! toute la bande s'élance après eux, avec le bruit du
vent, parmi les feuilles desséchées : et puis en avant ! Hop ! hop !
hop ! ainsi retentit le galop. Cheval et cavalier respiraient à peine,
et sous leurs pas les cailloux étincelaient.

Oh ! comme
s'envolait, comme s'envolait au loin tout ce que la lune éclairait
autour d'eux !.... Comme le ciel et les étoiles fuyaient au-dessus de
leurs têtes! » — A-t-elle peur, ma mie ? La lune brille.... Hurra ! les
morts vont vite..... — Oh mon Dieu ! laisse en paix les morts.


» Courage, mon cheval noir. Je crois que le coq chante : le sablier
bientôt sera tout écoulé..... Je sens l'air du matin Mon cheval ,
hâte-toi..... Finie , finie est notre course ! J'aperçois notre
demeure.... Les morts vont vite..... Nous voici ! »

Il s'élance
à bride abattue contre une grille en fer, la frappe légèrement d'un
coup de cravache..... Les verroux se brisent, les deux battants se
retirent en gémissant. L'élan du cheval l'emporte parmi des tombes qui,
à l'éclat de la lune, apparaissent de tous côtés.

Ah ! voyez
!... au même instant s'opère un effrayant prodige : hou ! hou ! le
manteau du cavalier tombe pièce à pièce comme de l'amadou brûlée ; sa
tête n'est plus qu'une tête de mort décharnée, et son corps devient un
squelette qui tient une faux et un sablier.

Le cheval noir se
cabre furieux, vomit des étincelles, et soudain..... hui ! s'abîme et
disparaît dans les profondeurs de la terre : des hurlements , des
hurlements descendent des espaces de l'air, des gémissements s'élèvent
des tombes souterraines..... Et le cœur de Lénore palpitait de la vie à
la mort.

Et les esprits, à la clarté de la lune, se formèrent en
rond autour d'elle, et dansèrent chantant ainsi : « Patience ! patience
! quand la peine brise ton cœur, ne blasphème jamais le Dieu du ciel
! Voici ton corps délivré..... que Dieu fasse grâce à ton âme ! »


Voilà, vraiment enchanteresse comme histoire, isn't it ? Je l'ai pas trouvé en allemand mais ça viendra, je le sens ^^^...
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